*HUB «DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE»* BY MORGANE BRAVO

Monday, December 31, 2007

*Harbin, ville du nord de la Chine, se transforme en cité de lumière et de gel...*


***Chaque hiver depuis 1963, Harbin, ville du nord de la Chine, se transforme en cité de lumière et de gel à l’occasion du plus grand festival mondial de sculpture sur glace. Sur une superficie de 400 000 m², des centaines d’artistes sculptent une splendide et fugace capitale composée des plus célèbres monuments du monde (ici, le Parthénon) et de statues oniriques et fragiles. Au total, 140 000 m3 de glace et 90 000 m3 de neige ont été utilisés pour bâtir plus de 2000 sculptures et constructions de toutes sortes.

(Sheng Li/Reuters)

Le Figaro

Sunday, December 30, 2007

***Réseautage social : Facebook s'installe dans la routine canadienne***


***L’année dernière, on croyait que Facebook ne serait qu’une mode, un phénomène passager dans le cyberespace du Canada, mais le site Web d’échanges sociaux s’est étendu comme un traînée de poudre à travers le pays et représente maintenant un lieu d’échanges quotidiens.
Le site est devenu le moyen privilégié d’une partie de la population pour exprimer ses frustrations et même offrir un soutien à celui ou celle qui s’est fait larguer.

«J’ai passé des heures à lire les messages que les gens avaient laissé pour ma fille, c’était tellement touchant», a commenté Elizabeth Rutledge de Toronto, encore ébranlée par la disparition de sa fille. «Toutes ces pensées gentilles, c’était vraiment extraordinaire.»

Sa fille, Christina Calayca, n’avait que 20 ans lorsqu’elle est disparue en août dernier au cours d’une excursion de camping dans un parc provincial près de Thunder Bay, en Ontario. Depuis le drame, des milliers de personnes ont joint les sept différents groupes de Facebook qui ont été créés pour rendre hommage à Christina. Sa mère a particulièrement été touchée par les photos affichées sur le site.

Facebook a été créé aux Etats-Unis en 2004 par Mark Zuckerberg, un jeune homme de 23 ans. A l’origine, le site était accessible seulement aux étudiants de Harvard. Aujourd’hui plus de 250 000 nouveaux usagers s’y ajoutent chaque jour et le site est particulièrement populaire parmi les Canadiens puisque 8 millions d’entre eux, sur un nombre total de 60 millions de membres, adhèrent à Facebook.

D’abord un outil pour garder le contact avec ses amis et sa famille, Facebook est également devenu un moyen de retracer les gens perdus de vue depuis l’école primaire.

Tout événement, spécialement une tragédie, est prétexte à créer un nouveau groupe sur Facebook. A l’intérieur de quelques heures, l’idée fait boule de neige, le site s’alimentant des dernières nouvelles, de photos, de vidéos et de messages.

Selon un conseiller de personnes en deuil de Toronto, William Cooke, le phénomène est tout à fait compréhensible parce que si le médium est nouveau, le besoin de trouver une oreille attentive ou une épaule sur laquelle s’épancher est vieux comme le monde.

Il considère que Facebook permet aux gens en deuil de pouvoir prendre les messages de sympathie plus tard, alors que le processus de deuil est déjà enclenché et qu’on s’habitue au poids de la perte. Il est également possible que les jeunes se tournent vers Internet pour exprimer leurs peines au lieu de demander de l’aide d’un professionnel, mais, avertit William Cooke, Facebook ne remplace pas une consultation.

Il s’agit d’un moyen amusant et sans restriction d’échanger des idées et des informations, mais la qualité de l’aide que vous recevrez dépend des groupes de gens avec qui vous communiquez, prévient le conseiller en deuil. «Mais je ne crois pas que ce soit un moyen réellement différent des autres de communiquer.»

SUN
Canoë

Chris Doucette
28/12/2007

Friday, December 28, 2007

*Le salaire minimal fait débat en Allemagne*


***Après la mise en place d'un salaire minimum dans le secteur postal, l'Allemagne fait à de graves conflits sociaux concernant l'extension de ce dispositif à d'autres secteurs. L'économiste Hans-Werner Sinn estime que cette approche n'est pas appropriée : "En France, le salaire minimal que perçoivent 15 % des salariés a conduit les jeunes au chômage. Il est donc indirectement responsable des violents incidents de ces dernières années. (...)

L'année 2007 symbolise un tournant dans l'histoire allemande. Le pays a tourné le dos à l'économie sociale de marché prônée par Ludwig Erhard, ancien chancelier [1963-66] et père du miracle économique allemand et de l'économie sociale de marché.

Jusqu'à présent, l'Allemagne était attachée au principe politique selon lequel l'économie de marché a besoin de prix libres car ils constituent sa principale force motrice. Des mesures visant à corriger la répartition des revenus sont possibles et nécessaires, mais elles ne doivent pas être uniquement utilisées à des fins fiscales. Désormais, ce principe ne s'applique plus."
(28.12.2007

Allemagne - Süddeutsche Zeitung

Eurotopics

*Article intégral (lien ci-dessus, allemand)

Wednesday, December 26, 2007

***FEMMES : L'art de s'adapter au pouvoir...***

***Cécilia, Carla et Hillary : trois premières dames et trois façons de composer avec les codes de la fonction. L'époque où les femmes de pouvoir étaient "des hommes comme les autres" est bel et bien terminée, affirme La Vanguardia.

J'éprouve une intense curiosité pour cette femme imprévisible. Cécilia Ciganer-Albéniz a été la première dame la plus fugace et sans aucun doute la plus surprenante de l'histoire présidentielle française. "Qu'aller-vous faire dans les jours qui viennent ?" lui demanda un journaliste de l' Est républicain. "Me projeter dans l'avenir", répondit-elle, en ajoutant : "Je n'aime pas vivre dans les décombres." La solidité de ses réponses, résumées en une phrase essentielle ("Les Français ont élu un homme pas un couple"), mettait à nu la plainte d'une femme qui ne voulait pas s'exposer et souhaitait protéger sa vie, sauf que c'était le pire endroit et le pire moment pour y parvenir.

L'œil de la République ne pouvait cesser d'observer le réjouissant spectacle d'une première dame rebelle. Et c'est ainsi que, dans le style des grandes dames maudites de l'histoire de France, elle a abandonné son époux et tenté de remettre les compteurs à zéro. Elle ne voulait pas que sa vie privée soit disséquée au vu et au su de tous ("Il n'y a pas de carapace assez solide pour se protéger de cela"), même s'il est difficile de concevoir qu'elle retombe dans l'anonymat qu'elle recherche, il ne fait aucun doute qu'elle a pris la bonne décision.

La France est, de plus, le pays du monde qui prend le plus au sérieux la protection de l'intimité. Si la question de l'équilibre personnel de Cécilia s'était posée dans un pays comme l'Espagne, où la presse du cœur l'aurait littéralement écorchée vive, on n'ose imaginer les conséquences. Quelque chose fonctionne bien dans la bonne vieille République française.

Si Cécilia a été la première dame a abandonner le navire, et cela en haute mer, Hillary, pour sa part, a décidé de rester à bord lorsque le vaisseau menaçait de sombrer. A l'époque, les spécialistes de la cuisine politique washingtonienne considérèrent que le rôle endossé par Hillary fut ce qu'il y avait à faire de plus intelligent pour se maintenir en politique. Au-delà du fait que ce couple a réussi à sauver son mariage, il s'agissait d'une question de stratégie. Les Etats-Unis sont en effet un des pays démocratiques les plus contradictoires qui soient et la question féminine n'échappe pas à cette règle. Ils occupent le 67e rang en matière de féminisation de la représentation parlementaire, juste derrière le Zimbabwe. Cependant, une femme noire est actuellement secrétaire d'Etat, Nancy Pelosi préside le Sénat et Hillary Clinton est une candidate crédible au poste de présidente des Etats-Unis.

Mais il lui a fallu pour cela accepter l'adultère, jouer avec abnégation le rôle de l'épouse, être capable de pardonner. Voilà ce qui a permis à Hillary de rester dans la course. Si une première dame telle que Jacqueline Kennedy a su apprendre aux Américains à bien mettre la table et à s'habiller avec élégance, une autre première dame les a convaincus qu'ils avaient tous en eux quelque chose de Jacky. Et aujourd'hui, elle a pu passer du rôle de première dame à celui de première femme capable de présider le pays.

Entre ces deux femmes se glisse la figure de Carla Bruni, qui assume un rôle très lié à l'histoire de la politique française, celui de maîtresse du président. La différence, c'est qu'elle ne vit pas ses amours dans la clandestinité et que lui n'est plus marié. Si Hillary incarne l'évolution dans la continuité et Cécilia le droit à la rupture, Carla, elle, est une authentique postmoderne. A elles seules, elles font mentir l'adage selon lequel les femmes de pouvoir seraient des hommes comme les autres. L'époque des Thatcher est bel et bien terminée.

Pilar Rahola
La Vanguardia
Courrier International

26 déc. 2007

* Lien ci-dessus! (ES)

Friday, December 21, 2007

***Les immigrés sont plus malins, plus créatifs, plus intelligents que nous!..: L'Amérique***


***A New York, où vivent un million de clandestins, un débat sur l'immigration s'est installé, que Jeff Danziger, le chroniqueur et dessinateur de New York, analyse de façon très personnelle.

Le matin, parfois bien avant six heures, je vois de jeunes hommes d'origine hispanique sur la Neuvième Avenue à New York qui travaillent déjà dur, ou qui attendent du travail. La droite a récemment reproché à la ville d'être un "sanctuaire". Autrement dit, la municipalité aurait demandé à la police de laisser les travailleurs tranquilles, même si on les soupçonne d'être des sans-papiers. Se retrouver debout dans le froid à espérer une embauche incertaine ne me semble pas être caractéristique d'un "sanctuaire", mais le terme est utilisé dans le débat politique pour souligner qu'une ville et son maire ont choisi d'ignorer la loi.

Rudy Giuliani, l'un des principaux candidats républicains, fervent adepte de la loi et de l'ordre, est accusé d'avoir clairement invité la police à fermer les yeux sur l'immigration clandestine quand il était maire de New York. Sa campagne connaît bien des problèmes ces derniers temps, et cette affaire risque fort de porter gravement atteinte à sa candidature. Dans l'Iowa et le New Hampshire, où auront lieu les premières primaires début janvier, on suppose que les gens ne tiennent pas à ce que des Mexicains, des Guatémaltèques et autres viennent prendre des emplois sur place pendant que les autorités regardent ailleurs. Les habitants de l'Iowa sont des agriculteurs et des entrepreneurs, et ils sont tout à fait disposés à laisser les immigrés se planquer dans des endroits comme New York et Los Angeles, où presque tout le monde parle espagnol de toute façon. Mais dans les petites villes du Midwest, les Latinos que l'on voit au coin des rues et qui travaillent dans les restaurants, rappellent chaque jour à quel point l'Amérique a changé. On fait fi des lois dans tout le pays. On était censé mener sa vie d'une certaine façon, ici, mais tout cela se retrouve sens dessus dessous à cause des forces économiques, des voyages à bas prix et d'un pouvoir laxiste.

L'argument le plus étrange que l'on invoque en faveur de la venue d'immigrés aux Etats-Unis, quand ils veulent et pour aussi longtemps qu'ils le souhaitent, c'est qu'en réalité, ils ne prennent pas les emplois des autres. On dit qu'ils n'acceptent que les emplois dont "les Américains ne veulent pas". Une version plus complète de ce raisonnement s'accompagne de la mention "avec des salaires de misère". Ainsi, en Iowa et dans des régions du même type, les emplois agricoles désagréables et contraignants comme l'équarrissage dans les grands abattoirs industriels, sont ce que les Américains ne veulent pas. Des jobs absolument abominables, harassants, dangereux. Ces excuses politiques sont le fait de gens qui n'ont jamais travaillé comme cela. Or, les Américains ne sont pas les seuls à ne pas en vouloir. La vérité, c'est que personne n'en veut. Certains sont tout simplement obligés de s'en charger.

Le problème de l'immigration est aujourd'hui apparemment insoluble et incontrôlable. Les Mexicains sont seulement plus ambitieux que les Américains. Pas tous les Mexicains, mais en tout cas ceux qui viennent ici pour travailler. Comme d'autres Latinos, ils abandonnent le confort et la sécurité d'une existence qu'ils ont connu : encourir des frais, risquer d'être arrêtés, voire de mourir pendant le voyage afin de venir chez nous s'occuper de travaux épuisants et déplaisants. Ici, à New York, des équipes de Mexicains se chargent du travail absurde et éprouvant qui consiste à démanteler les bâtiments obsolètes dans des nuages de plâtre et d'amiante, un travail terrible en hiver, insupportable en été. Pendant ce temps, de jeunes Américains suralimentés passent à côté de ces chantiers sans rien en savoir. A en croire nos politiciens, cette situation est normale.

En termes politiques, le débat sur l'immigration est encore moins réaliste que les empoignades religieuses d'une redoutable idiotie qui secouent le pays. Les immigrés continuent d'affluer, mus par le désir de gagner de l'argent et de mener une vie meilleure. On estime qu'un million de travailleurs "clandestins" vivent aujourd'hui dans le seul Etat de New York. Il n'existe aucun moyen pratique de les renvoyer chez eux, et il n'y a d'ailleurs pas de raison de le faire. Pourtant, le débat est acharné. Le républicain Giuliani a tenté d'expliquer qu'il faudrait débourser des sommes astronomiques pour regrouper et expulser un million de personnes. Personne ne l'a écouté. Le débat a débordé sur le camp démocrate depuis que Hillary Clinton est sénatrice de New York. Elle a soutenu un projet du gouverneur démocrate de l'Etat qui envisage de fournir des permis de conduire à des travailleurs qui n'ont pas d'autres documents officiels afin qu'ils puissent obtenir une assurance automobile.

Cela a soulevé des hurlements de rire, et a valu à Mme Clinton et au gouverneur d'être accusés de protéger ces clandestins, autrement dit, de leur offrir un sanctuaire. Les démocrates ont fait marche arrière. Par conséquent, les clandestins continuent de conduire sans être assurés. Ayez cela à l'esprit la prochaine que vous viendrez à New York.

Mon père, qui travaillait dans la publicité, avait coutume de dire qu'à New York le "dessous du panier est plus malin que le dessus". Pour lui, à l'époque, le dessous du panier, c'étaient les Portoricains, les Irlandais, les Italiens et autres immigrés. Aujourd'hui, son paradoxe pourrait s'appliquer aux Latinos. Il voulait dire que pour vivre et prospérer au bas de l'échelle sociale, il fallait faire preuve de davantage d'intelligence et de créativité que sur les échelons supérieurs. Ce qui est probablement vrai partout. J'ajouterais quant à moi que les immigrés sont également plus ambitieux que les autochtones. Les nouveaux arrivants viennent de pays où il n'y a plus de loi. Ils ne tardent pas à voir qu'il en va de même ici. Ils associent leur intelligence à leur ambition pour prendre de l'avance. Ils savent qu'en dépit du discours officiel, le gouvernement, en réalité, ne peut ni ne veut rien faire.

Enfin, pas tout à fait. Nous sommes en train d'ériger un mur le long de la frontière mexicaine. Un mur si long qu'on peut désormais le voir depuis l'espace. Exactement comme la Muraille de Chine.

Jeff Danziger
Courrier International
21 déc. 2007

***L'Union méditerranéenne concerne toute l'Europe***



***"La réunion qui s'est déroulée jeudi 20 décembre à Rome entre le Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero, le président français Nicolas Sarkozy et le chef du gouvernement italien Romano Prodi a permis de réintégrer le projet d'Union méditerranéenne dans le giron de l'UE", se félicite le quotidien espagnol.

"La volonté du président français de lancer cette initiative en marge de l'UE, en limitant le projet aux pays riverains de la Méditerranée, posait problème. (...) L'Allemagne, en particulier, s'était sentie injustement mise à l'écart par le président français, ce qui avait poussé la chancelière Angela Merkel à exprimer en public son désaccord. Les arguments allemands sont les mêmes que ceux des gouvernements italien et espagnol : ce qui se passe en Méditerranée concerne tous les Européens et la politique méditerranéenne doit être cohérente avec le reste des activités européennes."
(21.12.2007)

Espagne - Sur
Eurotopics

*Article intégral (lien ci-dessus, espagnol)

***Noël, une tradition vivante...! : Europe***


***L'effervescence de Noël a-t-elle un sens au-delà de la course aux cadeaux et du rituel imposé ? La presse européenne analyse l'interprétation moderne de cette fête chrétienne.

Extraits des publications suivantes:
Suisse - 24 heures, Royaume-Uni - The Guardian, France - La Vie

Suisse - 24 heures
"Faut-il supprimer Noël?", se demande l'enseignant suisse François Berger qui redoute une telle éventualité. "On ne peut oublier que les derniers jours de décembre allument des sentiments d'angoisse et des tendances à la dépression. Certains psychologues font ainsi remarquer que les adolescents sont particulièrement sensibles à une absence de rites - en l'occurrence de celui de Noël - qu'ils compensent par des rituels de circonstance, telles des soirées 'spécial cannabis' ou 'spécial ecstasy'. Il suffit de gommer un rite quelconque pour qu'il réapparaisse sous une autre forme d'autant plus dangereuse qu'il est essentiel. Le jour où, pour mille et une 'bonnes' raisons, nous aurons expurgé Noël de notre vie sociétale - et donc de nos écoles -, nous aurons malheureusement condamné notre culture et nos traditions, mais plus encore un facteur identitaire, humain et relationnel."
(17.12.2007)

Royaume-Uni - The Guardian
La chroniqueuse et membre honoraire de la Société laïque britannique Polly Toynbee répond aux attaques affirmant que les partisans de la laïcité tentent d'éliminer Noël. "Personne ne cherche à bannir Noël ou le christianisme, ni les athées ni les croyants d'une autre foi. Et pourtant chaque année les mêmes légendes urbaines sont répétées sur la volonté de bannir Noël de certaines méchantes autorités locales souffrant de rectitude politique hystérique, (...), nous sommes innocents. Ce sont les chrétiens qui battent le tambour, en inventant cette histoire, et qui rêvent de martyrs - et qui, pire, alimentent auprès de la majorité laïque un sentiment de révolte en lui répétant qu'elle ferait mieux de se dire chrétienne parce que, comme le British national party [le parti d'extrême droite britannique] l'affirme, 'les traditions, l'héritage et la culture' britanniques (...) sont menacés par les musulmans. En prétendant s'en prendre à nous, partisans de la laïcité, ces chrétiens nourrissent le ressentiment contre les immigrants."
(21.12.2007)

France - La Vie
L'hebdomadaire chrétien a sondé les Français sur leur connaissance du Christ. Jean-Pierre Denis analyse les résultats. "Seule une personne sur trois sait situer précisément la naissance de Jésus. Dans cette ambiance de brouillard culturel, il n'est pas étonnant que, pour beaucoup, Noël soit devenu une fête païenne où la consommation doit venir combler toutes nos angoisses existentielles. Désespérant ? Pas si simple. On sent bien, à travers ce même sondage, à quel point le rapport des Français avec le christianisme se transforme. (...) Il devient moins solide, par certains côtés. Mais il se révèle moins négatif qu'on ne le croit. Le désir d'en savoir plus se manifeste aussi, et très profondément. Les deux tiers des Français ont envie que leurs enfants connaissent la vie de Jésus. Même parmi les personnes qui disent ne pas avoir de religion, ce désir de culture se retrouve encore très fortement."
(19.12.2007)

Eurotopics

Thursday, December 20, 2007

***HLM: démission du directeur de cabinet de Christine Boutin..***France



***Poussé à la démission pour son appartement à loyer modéré, il demande à Bertrand Delanoë de publier la liste des bénéficiaires d'avantages similaires.
Il réclame un enquête de la chambre régionale des comptes, affirme qu'il ne déménagera pas et dénonce les "donneurs de leçons".

*Comme une nouvelle affaire Gaymard... Après sa démission ce jeudi matin du cabinet de la ministre Christine Boutin, Jean-Paul Bolufer s'en prend aux "donneurs de leçons". "J'entends depuis hier (mercredi) en particulier beaucoup de donneurs de leçons et je pense à ces paroles de l'Evangile, 'que celui qui n'a jamais pêché lui jette la première pierre'. J'entends aussi beaucoup se taire, peut-être parce qu'ils se sentent trop concernés par cette question", a-t-il lancé jeudi sur France 2.

Une référence notamment à la mairie de Paris qui sous-entendait mercredi que l'équipe Tibéri n'avait rien fait contre ce genre d'attribution. Les loyers des immeubles contrôlés par les institutions devraient être fixés en fonction du niveau de ressources de leurs occupants, dit Jean-Paul Bolufer, remplacé dans la matinée par Alain Lecomte, jusqu'à présent patron de la Direction Générale de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Construction (DGUHC).

Yves Jego monte au créneau

Du coup, Jean-Paul Bolufer demande à Bertrand Delanoë de publier la liste des bénéficiaires d'avantages similaires. "Je voudrais poser une question au maire de Paris et lui demander s'il est disposé de faire publier par la Régie immobilière de la VIlle de Paris la liste de l'ensemble des appartements gérés par cette société, de leur superficie, de leur localisation et de leurs loyers. (...) Les locataires, c'est à lui d'en décider." Il demande aussi une enquête de la Chambre régionale des comptes sur les conditions d'attributions des logements en Ile-de-France.

Même tonalité chez le député UMP Yves Jego. Tout en jugeant Il est aussi "inacceptable" le loyer modéré de Jean-Paul Bolufer, il a critiqué jeudi "la gestion de la Régie immobilière de la ville Paris assurée depuis 2001 par Bertrand Delanoë". "Combien reste-il aujourd'hui, dans les logements HLM à Paris, de situations de même type, couvertes de fait par le maire de Paris ?", s'est-il interrogé. "Je m'interroge sur ce qu'a fait le maire de Paris depuis sept ans pour mettre fin à des situations qu'il semble se complaire à dénoncer aujourd'hui dans sa ville", a-t-il poursuivi. L'affaire pourrait bien devenir un enjeu politique, à l'approche des municipales...

Démission mais pas déménagement

Locataire depuis 1981 d'un appartement de 190 m2 dans le Ve arrondissement de Paris pour un loyer de 1.197 euros par mois, trois à quatre fois moins que le prix du marché, Jean-Paul Bolufer a aussi précisé qu'il n'entendait pas en déménager. "Cette affaire est entre les mains de mon avocat. A ce stade, je n'ai aucune raison de le quitter", a-t-il dit, déclarant avoir prêté le logement à des proches pendant 17 ans. Mais, a-t-il assuré, il n'a pas touché de loyer à ce moment. "Il ne s'agissait pas d'une sous-location illicite", comme certains l'ont prétendu.

Il assure par ailleurs avoir "montré l'exemple en donnant (sa) démission" prise, selon lui, d'un commun accord par "le Premier ministre, la ministre du Logement et (lui)-même" afin de "mettre un terme à cette polémique invraisemblable" et "pour retrouver (sa) liberté de parole".

D.H. (avec agence) - le 20/12/2007
*Photo : Jean-Paul Bolufer
Crédit Photo : TF1-LCI

LCI

***Diffusion en direct de la cérémonie de levée des frontières intérieures de l'éspace Schengen‏***


***Diffusion en direct de la cérémonie de levée des frontières intérieures de l'éspace Schengen, avec le Président en exercice du Conseil Européen, José Sócrates décembre le 21 :

*décembre le 21 : 16h CET arrivée à la frontière entre la République Tchèque, l'Allemagne et la Pologne

*décembre le 21 : 19h CET arrivée au port de Tallinn

*décembre le 22 : 14h45 CET arrivée à la frontière entre l'Autriche, l'Hongrie et la Slovaquie

*décembre le 22 : 18h30 CET arrivée à la frontière entre l'Italie et la Slovénie

En savoir davantage : Lien ci-dessus!

UE
20/12/07

Wednesday, December 19, 2007

*A Bruxelles, Luís Amado préside à la quatrième réunion de la conférence d'adhésion de la Turquie‏*


***Le MAE portugais et président en exercice du Conseil des ministres de l'UE, Luís Amado, préside ce mercredi 19 décembre à la quatrième session des conférences intergouvernementales d'adhésion de la Turquie au niveau ministériel.

La réunion qui se tient au Justus Lipsius, à Bruxelles, compte également sur la présence du commissaire européen chargé de l'élargissement, Olli Rehn, et du ministre turc des Affaires étrangères, Ali Babacan.L'ordre du jour prévoit que soient ouvertes les négociations d'adhésion sur deux nouveaux chapitres : les chapitres 21 et 28, à savoir les réseaux transeuropéens et la protection de la santé et des consommateurs, respectivement.

UE
19/12/07

Tuesday, December 18, 2007

*Communiqué de presse du Conseil Agriculture et Pêche sur le premier jour de la réunion‏*

***"Le Conseil a adopté un règlement sur les boissons spiritueuses et un règlement reportant de deux ans la date d'entrée en vigueur de l'identification électronique des petits ruminants. Le Conseil a procédé à un échange de vues sur la réforme du secteur vitivinicole et sur l'augmentation des quotas laitiers. Le Conseil est parvenu à un accord politique sur une position commune concernant une directive sur l'utilisation durable des pesticides et sur un paquet législatif concernant les améliorants alimentaires. Le Conseil a adopté sans débat des conclusions sur la Stratégie Communautaire de Sante animale, un règlement portant sur l'importation de riz du Bengladesh, sur la promotion des produits agricoles, sur l'interdiction d'utiliser certaines hormones pour les soins à prodiguer aux animaux de rente, un règlement fixant un plan de reconstitution sur quinze ans du thon rouge en Atlantique et en Méditerranée et un règlement fixant pour la première fois les possibilités de pêche en Mer Noire."

UE
18/12/07

Monday, December 17, 2007

*Conférence internationale des donateurs : Luís Amado à Paris‏*


***Lundi 17 décembre, Luís Amado le ministre d'Etat et des Affaires étrangères et président du Conseil de l'UE, participe à la conférence de donateurs visant à apporter un soutien à l'Autorité palestinienne.

Cette nouvelle conférence de Paris sera co-présidée par la France, la Norvège (pays présidant au comité de liaison ad hoc) et la Commission européenne, outre le représentant du Quartet, Tony Blair.

Le Président français, Nicolas Sarkozy, ouvrira cette conférence des donateurs de Paris, qui s'avère fondamentale puisqu'elle a pour but de soutenir les Palestiniens à concevoir une stratégie sur le moyen terme, visant notamment le renforcement des institutions publiques. Il s'agit d'une occasion majeure pour mobiliser des fonds additionnels et d'appuyer le processus politique, en particulier le plan de développement et de réforme palestinien qui a été préparé par le gouvernement sous la houlette du Premier ministre palestinien Fayyad.

Près de 90 délégations sont attendues à la conférence des donateurs de Paris, dont celles ayant participé à la conférence d'Annapolis, tous les Etats membres de l'UE (les principaux donateurs), l'ONU ainsi que plusieurs organisations régionales et internationales de nature économique et/ou financière. La liste est longue : l'Autorité palestinienne; le SG des Nations Unies, dont la délégation comprendra les agences respectives; l'Afrique du Sud; l'Algérie; l'Allemagne; l'Arabie saoudite; l'Argentine; l'Australie; l'Autriche; le Bahreïn, la Belgique; le Brésil; Brunei; la Bulgarie; le Canada; le Chili; la China; Chypre; le Danemark; les EAU; l'Egypte; la Slovaquie; la Slovénie; l'Espagne; l'Estonie; les Etats-Unis; la Finlande; la Grèce; la Hongrie; l'Inde; l'Indonésie; l'Irak; l'Irlande; l'Islande; l'Italie; le Japon; la Jordanie; la Corée; le Koweït; la Lettonie; le Liban; la Libye; la Lituanie; le Luxembourg; la Malaisie; Malte; la Mauritanie; Maroc; la Norvège; la Pologne; le Portugal; le Qatar; Oman; les Pays-Bas; le Pakistan; la République Tchèque; la Roumanie; le Royaume-Uni; la Russie; le Sénégal; Singapour; la Syrie; le Soudan; la Suède; la Suisse; la Tunisie; la Turquie; le Venezuela; le Yémen; l'Union européenne; la présidence du Conseil de l'UE; le SG/HR pour la PESC; le Parlement européen; la Ligue arabe; l'Organisation de la conférence islamique; la BM; le FMI; la BEI; la Banque islamique pour le développement; le Fonds Abu Dhabi pour le développement; le Fonds du Koweït pour le développement arabe; le Fonds saoudien pour le développement; le Fonds de l'OPEP.

Une réunion du Quartet au niveau ministériel se tiendra également en marge de la conférence, ainsi qu'un dîner de travail qui rassemblera le Quartet et le groupe du comité de suivi de la Ligue arabe à l'ambassade du Portugal à Paris. Outre les membres du Quartet - le SG des Nations Unies, les Etats-Unis, la Russie, l'UE, en l'occurrence le MAE, Luis Amado, au nom de la présidence la commissaire Benita Ferrero-Waldner et le HR Javier Solana - et le représentant du Quartet, Tony Blair, seront aussi de la rencontre le SG de la Ligue arabe, Amr M. Moussa, et les ministres des Affaires étrangères : de l'Arabie saoudite, le prince Saud Al-Faisal; du Bahreïn, Khalid bin Ahmed bin Mohammed Al Khalifa; de l'Egypte, Ahmed Aboul Gheit; de la Jordanie, Salah Bashir; du Maroc, Taïeb Fassi-Fihri; du Qatar, Hamad bin Jasim bin Jabir Al-Thami; da Syrie, Walid al Moallen; et des Emirats arabes unis, Abdallah bin Zayed Al-Nuhayyan.

UE
17/12/07

Friday, December 14, 2007

***Un " temps de réflexion ", sans réflexion ? Comment envisager aujourd'hui l'avenir de l'Europe ?***


***Après le rejet de la constitution européenne par les référendums francais et néerlandais, les élites européennes se sont données une année de pause, afin de repenser le procès de ratification. Pendant un sommet en 2006 l'ajournement a même été étendu. Ce temps peut être utilisé de bonne manière, écrit le scientifique politique Jan-Werner Müller.

Le chef du gouvernement luxembourgeois Jean-Claude Juncker remarquait déjà en 2005, au sujet de la pause officielle dans la construction européenne causée par le Œnon' des Français et des Néerlandais : " Je vois le temps de réflexion, mais peu de réflexion. " Jusqu'à aujourd'hui, rien n'a vraiment changé dans cette situation.

Les chefs de gouvernements de l'Europe ont décidé au milieu de l'année 2006 de prolonger cette pause, ce temps de réflexion, d'une année supplémentaire, mais aucune nouvelle vision n'est présentée aux citoyens européens, même si Juncker s'était plaint en son temps, avec un pathos qui n'est pas inhabituel au sujet de la politique européenne, que les citoyens " n'aimaient " plus l'Union, qu'elle ne faisait plus rêver. En même temps, les élites européennes voudraient ne pas avoir à reconnaître, sur le fond, qu'ils ne sont guidés que par un pragmatisme sans vision, ce qui peut se comprendre. Comment peut-on alors en arriver à une " nouvelle fondation " de l'Europe, comme Angela Merkel l'a préconisé dans son premier discours sur la politique européenne au Bundestag ?

L'absence apparente de réflexion dans la pause n'a-t-elle pas aussi sa raison dans le fait que la discussion scientifique sur le concept d'Europe est entrée dans une impasse, et que ni les citoyens ni les politiciens ne donnent des arguments pour une nouvelle construction ? Pas nécessairement. En théorie, trois grandes visions de l'UE sont actuellement en concurrence, dont certains aspects ont même pu apparaître dans les débats politiques, sans toutefois former un ensemble consistant. Ce serait cependant profitable pour les Européens que l'on débatte des avantages et des inconvénient des ces visions.

Il y a d'abord toujours divers opposants de l'Union vue comme un futur état formé d'états-nations. Ces penseurs souvent décrits de façon imprécise comme des " fédéralistes " ont toujours considéré la Constitution – même si son instauration a provisoirement échoué – comme un pas nécessaire sur le chemin d'un état fédéral européen. Un tel état fédéral se justifie de façons très diverses : soit d'un point de vue sciemment moral, en argumentant que la substance morale des états-nations est compromise au plus haut point par leur passé guerrier, soit en tant que mesure préventive plutôt pratique pour contenir les états-nations sans cesse plus avides de conflits.

Cependant, d'autres exigent un état européen, dans une perspective d'une certaine façon tout à fait opposée. C'est ainsi que, par exemple, le spécialiste de sciences politiques Glyn Morgan a essayé de montrer dans un livre très remarqué sur les " justifications d'un super-état européen ", que le concept fort de sécurité européenne global exigeait aussi un état européen global. Il serait selon lui irresponsable de la part des élites européennes de se positionner toujours dans une dépendance stratégique vis-à-vis des Etats-Unis[1]. Et il y a aussi toujours cet argument selon lequel seule une Europe forte pourrait sauver le " modèle social ".

On a pu clairement constater ces dernières années qu'il n'y a tout simplement pas de majorité dans les états européens en faveur d'un état fédéral européen. Les débats sur la Constitution l'ont clairement montré, contrairement aux intentions de nombreux ardents promoteurs de l'Europe. Ce scepticisme a à voir, de façon légitime, avec le fait que beaucoup d'arguments fédéralistes apparaissent douteux après un examen attentif, notamment parce qu'il n'existe pas de modèle social européen unique. Les différences, par exemple, entre les pays scandinaves, les pays méditerranéens ou les " pays libéraux atlantiques " comme l'Irlande et la Grande-Bretagne, sont en partie bien plus marquées que la différence entre l'Europe comme ensemble et les Etats-Unis.

Ces dernières années, une image de l'Europe que l'on pourrait qualifier de " multiculturalisme supranational " s'est sciemment établie comme alternative à la vision d'un état fédéral européen. Cette perspective repose sur une Union dont la tâche consiste essentiellement à reconnaître la diversité et la différence et à les maintenir. Cette Europe veut être, au lieu d'un état classique et homogène, une " communauté de différences ", un genre de " People of Others ", pour reprendre la formulation du juriste renommé Joseph Weiler. La tolérance devient dans ce cas une vertu cardinale européenne, et le caractère de l'Union comme structure dotée d'un droit fédéral sans état fédéral ne constitue pas une faiblesse ; cela fait partie au contraire d'une " Re-Education " morale au niveau de l'ensemble de l'Europe, ou même d'une auto-émancipation. Les Européens, selon la formulation de Weiler, sont invités à obéir ; personne ne peut les y contraindre car l'UE en tant que telle ne peut exercer de violence légitime. Cependant, obéir à des lois qui ont été édictées " au nom des peuples d'Europe " constitue aussi un moyen de contraindre sans cesse les nationalistes de l'intérieur et de s'exercer à la tolérance. Comme pour les représentants des états fédéraux européens, l'Europe devient également ici un vecteur d'éducation morale, mais pas de façon aussi évidente.

Les théoriciens de ce multiculturalisme supranational ne veulent en aucun cas une union vue comme démocratie fédérale. Seule une " demoï-cratie " leur paraît concevable, consciente de sa diversité et la garantissant, plutôt qu'une démos-cratie, qui témoignerait de la domination d'un unique peuple et non de plusieurs peuples, demoï. Cette idée semble attirante pour certains. On se demande seulement comment les chefs de gouvernements européens peuvent être crédibles pour se faire les avocats de ce multiculturalisme supranational et en même temps rejeter avec véhémence, sur le plan de la politique intérieure, les illusions multi-culturelles, devenues entre-temps dans presque tous les pays la rhétorique politique standard. Comment voudrait-on limiter le principe de la reconnaissance mutuelle de façon arbitraire dans quelques domaines ou niveaux politiques particuliers ?

La question se pose alors de savoir si le discours honorable de " combats européens pour la reconnaissance " ne cache pas le fait que dans cette " reconnaissance ", il n'est question essentiellement que de la reconnaissance très prosaïque de normes et de régulations nationales ? Les Français auraient bien reconnu dans son entière particularité culturelle celui qui est devenu entre-temps presque mot pour mot le " plombier polonais ", tant qu'il restait chez lui et ne travaillait pas sur les bidets français. C'est pourquoi, la rhétorique de la tolérance ou tout simplement de l'Europe comme perpétuel devenir a l'effet d'un discours si fade dans la bouche des élites européennes. Même avant les referendums de 2005, Dominique de Villepin et Jorge Semprún ont écrit dans leur livre sur " L'Homme européen " que l'essence de l'Europe devait être décrite comme " un rêve qui voyage "[2]. Même aux yeux de ceux pour qui l'Europe ne doit pas être considérée comme une machine néolibérale à détruire les emplois, ces discours précieux doivent sonner comme des moqueries.

Le modèle pour une Europe du multiculturalisme supranational est le Canada, même si cela n'est pas toujours dit clairement. C'est le seul pays qui soit à la fois un pays d'immigration, une mosaïque politique multinationale et un Etat qui a inscrit le multiculturalisme dans sa constitution. Selon cette perspective implicitement canadienne, l'échec provisoire du Traité constitutionnel n'est pas une tragédie : les Canadiens essayent depuis plus d'une vingtaine d'années de s'entendre sur un " accord constitutionnel ", et cela jusqu'à présent sans succès. Car, ce qui est important, ce n'est pas le résultat mais que le processus – ou comme l'on dit souvent, le dialogue – se poursuive. Cela permet que de nouvelles voix se fassent toujours entendre, que la conversation soit enrichie de nouvelles tonalités et que le dialogue s'approfondisse et s'élargisse en même temps. On ne s'étonnera pas alors qu'au Canada, entre les discussions sans fin sur la constitution, on entende des " c'est bien nous ", comme si le pays était devenu une nation de gadamériens.

La troisième vision de L'UE n'en est en fait pas une, mais une justification de l'existence réelle de la bureaucratie de Bruxelles, ce qui rappelle d'ailleurs la célèbre remarque d'Helmut Schmidt : " celui qui a des visions devrait aller chez le médecin ". Dans cette perspective technocratique, Bruxelles occupe des fonctions qui sont souvent déléguées, dans les états nationaux aussi, à des institutions qui ne sont pas démocratiquement élues. Les banques centrales en sont un exemple classique, même si toutefois pour de nombreux avocats de cette perspective technocratique, la Banque centrale européenne est allée trop loin dans l'indépendance puisque même la banque fédérale allemande ne disposait pas de tant de liberté.

Au contraire, les domaines politiques auxquels les citoyens accordent une grande importance, essentiellement l'état social et l'éducation, sont restés sous l'autorité des états membres. Du coup, Bruxelles n'est pas un gouvernement en devenir mais plutôt une autorité de régulation, ce qui est d'ailleurs souvent un avantage pour le consommateur européen, qui par exemple ne payera bientôt plus de frais pour les communications engagées dans les pays voisins (roaming). Ces autorités, en retour, représenteraient une partie d'un système de balances et de règlements à la fois national et supranational, qui ne ressemblerait pas à une démocratie nationale mais qui empêcherait de façon fiable une domination arbitraire de Bruxelles. Telle est l'argumentation des technocrates, pour qui toutes les plaintes relatives à un prétendu déficit démocratique de l'Union ne seraient au mieux qu'un feuilleton pour les pages culture des journaux et au pire un débat artificiellement entretenu par des soi-disant Madison (NDT 4ème président des Etats-Unis, père de la Constitution) de façon à ce que les financements de Bruxelles pour la recherche continuent de couler.

Il y a de bonnes raisons de débattre de ces trois visions de l'Europe, aucune ne passe complètement à côté de la réalité actuelle ou des possibilités futures de l'Europe. L'idée d'un état fédéral a pris du recul, mais elle apparaît encore dans les discours politiques, comme si un autre état final n'était pas pensable. De leur côté, les technocrates se voient confortés avec chaque jour qui passe, dans l'idée que la prétendue crise de légitimation n'est en fait qu'une " non-crise " puisque l'Europe continue de fonctionner. Les démoï-crates, à leur tour, font de plus en plus d'émules dans les universités, sans doute aussi parce que leur vision a tendance à renforcer le status-quo de façon normative tout en laissant presque toutes les options possibles pour l'avenir.

Cependant, on voit aussi ici que le débat sur l'avenir de l'Europe doit être plus profond que ce qui tourne autour de la question un peu naïve de " Combien d'Europe voulons-nous ? ". Il faut préciser une bonne fois pour toutes avec quelle échelle, selon quelle vision de l'Europe, on doit mesurer, et toutes les échelles ne sont pas compatibles entre elles, ni même comparables. Ainsi, ceux qui entendent vraiment utiliser ce temps de réflexion pour la réflexion sont renvoyés à une question bien plus profonde : y a-t-il au niveau européen une compréhension du politique qui puisse permettre de dégager un consensus ou du moins une majorité ? Si la réponse devait ici être négative, le rattachement de principe au pragmatisme, en considérant l'Union comme un " Commonwealth ", constituerait sûrement de loin l'alternative la plus honnête aux visions grandiloquentes. L'argument classique selon lequel l'Europe devrait toujours être en mouvement pour ne pas mourir ni se renverser et serait toujours amenée à se penser à l'horizon de grands projets, ne peut empiriquement pas être défendu. La pause peut être frustrante pour les fédéralistes mais elle prouve aussi qu'une Europe qui reste immobile ne doit pas obligatoirement mourir. Les élites de Bruxelles n'admettront probablement pas cela facilement, car leur rhétorique louvoie toujours entre l'ambiance de fin du monde et le travail de relations publiques en faveur de l'Europe, comme on a pu le vivre avant les referendums, lorsqu'il ne s'agissait que de " vendre " l'Union au mieux.

de Jan-Werner Müller
Eurotopics
12.12.2007

*Une Europe, plusieurs visions européennes - quel va être l'avenir de l'UE?
Photo: Photocase

Thursday, December 13, 2007

*Registre criminel électronique à l'échelle de l'UE*


***Le ministère de la Justice a adhéré au projet-pilote d'échange de registres criminels par voie électronique au sein de l'Union européenne, qui permettra dès l'année prochaine l'envoi et la réception électronique d'assignations. Par ce biais, la coopération internationale dans le cadre du combat à la criminalité sera renforcée grâce à un échange plus rapide de renseignements entre autorités judiciaires.

Au stade actuel ce projet englobe douze pays : Royaume-Uni, France, Espagne, Allemagne, Belgique, Italie, Luxembourg, République Tchèque, Slovaquie, Pologne, Slovénie et Portugal. Tout en se délestant des lourdeurs bureaucratiques, il maintient les niveaux de sûreté et il permet de gagner du temps dans les procédures ou les enquêtes criminelles transfrontalières.

UE
2007-12-12

Wednesday, December 12, 2007

*Forum culturel pour l'Europe bisse en se lançant sur Internet*


***Les 26 et 27 septembre 2007, la présidence portugaise de l’UE a organisé le premier Forum culturel pour l’Europe à Lisbonne.

Avant d’être adoptées, les mesures politiques, en particulier celles qui on trait au secteur culturel, doivent être précédées d’une ample consultation afin que la société civile puisse exprimer ses vues sur ce qui doit être fait en commun au sein de l’Europe et à l’échelle internationale...

UE
2007-12-11

*Lien ci-dessus!

*Coopération stratégique UE-USA face au terrorisme*


Le ministre portugais de l'Intérieur, Rui Pereira, soulignait aujourd'hui à Washington, au nom de la présidence du Conseil de l'Union européenne, l'importance dont se revêt la coopération stratégique entre l'UE et les Etats-Unis pour faire face au terrorisme.

Le ministre de l'Intérieur Rui Pereira, le ministre de la Justice, Alberto Costa, et le vice-président de la Commission européenne, Franco Frattini, participent à une réunion de la troïka justice et affaires intérieures entre l'Union européenne et les Etats-Unis qui se tient actuellement à Washington.

Dans le domaine du terrorisme, Rui Pereira a valorisé la coopération technologique, aussi bien entre Etats qu'entre entreprises, de part et d'autre de l'Atlantique. Le ministre de l'intérieur a également évoqué le travail développé par la présidence portugaise l'UE en ce qui concerne la sécurité relative aux explosifs, à la protection des infrastructures dites critiques et à la bio-préparation contre les attentats terroristes.

Le ministre de l'Intérieur a saisi cette rencontre pour annoncer aux représentants nord-américains l'ouverture des frontières dans les nouveaux Etats membres de l'UE qui interviendra prochainement - le 21 décembre 2007 - ainsi que de leur faire part du travail déployé par l'agence FRONTEX pour endiguer l'immigration clandestine.

UE
2007-12-11

*"Rayez-nous de la carte !"...: ROYAUME-UNI*



***La généralisation des GPS conduit de plus en plus souvent de gros camions à traverser de petits villages et parfois d'y rester coincés. Au point que certains villages souhaitent disparaître des cartes, relate l'International Herald Tribune.

DE WEDMORE, ANGLETERRE

De toute évidence, ce village est bien trop petit pour les gros camions. Ses rues ont été conçues au temps des chevaux et des charrettes ; elles ne permettent ni de passer, ni de manœuvrer, mais rien n'y fait : régulièrement, des semi-remorques tentent de traverser Wedmore et d'autres localités britanniques totalement inadaptées à la circulation de tels engins. Pour cela, ils se laissent guider par des GPS qui ignorent que l'itinéraire le plus court n'est pas forcément le meilleur.

"Les chauffeurs n'ont pas la moindre idée d'où ils se trouvent", explique Wayne Hahn, un commerçant du coin qui voit chaque jour son lot d'accidents – barrières heurtées, rétroviseurs arrachés, véhicules qui se retrouvent coincés en bas de la colline de Wedmore. Les villageois ne savent plus que faire, si bien que John Sanderson, président du conseil municipal, a proposé une solution apparemment simple : exclure l'itinéraire passant par Wedmore des récepteurs GPS qu'utilisent les poids lourds.

"Il faudrait que les routiers soient équipés de systèmes leur indiquant que certains itinéraires ne conviennent pas à ce type de véhicules", dit Sanderson. Il précise qu'il n'ira pas jusqu'à faire enlever Wedmore de la carte. Mais des communes qui se trouvent dans la même situation – et elles sont des centaines, la Grande- Bretagne regorgeant de petits villages tout aussi inadaptés au passage des gros camions – trouvent que ce serait une excellente idée.
"En fait, nous leur avons demandé de nous retirer de la carte, purement et simplement", explique Geoff Coombs, président du conseil municipal de Barrow Gurney, un village que traversent chaque jour quelque 15 000 véhicules – voitures et poids lourds –, alors qu'il est trop petit pour avoir des trottoirs. Or, d'après le GPS, il constitue un bon itinéraire de délestage pour se rendre à l'aéroport de Bristol.

Ne plus être sur la carte ? C'est plus facile à dire qu'à faire. "Nous cartographions la réalité – les rues, les poteaux indicateurs et l'infrastructure routière - telle qu'elle est sur le terrain", fait valoir Dick Snauwaert, de Tele Atlas, une société qui fournit des cartes numériques destinées aux systèmes de navigation portatifs. Snauwaert estime que c'est aux collectivités locales de préciser quelles sont les routes inadaptées à la circulation des camions et d'installer les panneaux nécessaires. Ensuite de quoi, les informations utiles, concernant par exemple la hauteur, la largeur ou les contraintes de poids, pourront être intégrées aux bases de données utilisées par les appareils GPS.

Il faudra peut-être des mois, voire des années, pour passer à la prochaine étape : mettre au point des récepteurs GPS spécifiques pour les camions, qui prennent en compte ces nouvelles données. Mais les autorités locales travaillent à les réunir. "Une fois que nous aurons les bonnes informations, nous pourrons commencer à changer les itinéraires des poids lourds", assure Richard Matthews, chargé de l'aménagement routier au conseil de comté du Somerset, qui prône une action à l'échelle nationale. Grâce à une enquête réalisée auprès des autorités locales, ce comté a constaté que 82 % des communes avaient des problèmes de circulation liés au GPS.

Certaines communes ont commencé à installer des panneaux pour inciter les conducteurs à ne pas se servir de leur récepteur GPS sur les routes de campagne. Mais, apparemment, ils l'utilisent de plus en plus, oubliant les cartes, leur bon sens et leurs yeux. "Nous avons entendu des histoires hilarantes de gens qui suivent aveuglément les instructions du GPS", raconte Vince Yearley, de l'Institute of Advanced Motorists [une association d'automobilistes qui promeut la sécurité routière]. "Si le GPS leur dit : ‘Prenez ce chemin boueux', ils se disent ‘C'est bizarre', mais ils y vont quand même."

En ce qui concerne les poids lourds qui se perdent, ce genre de mésaventures arrivent surtout à des conducteurs étrangers. Le mois dernier, un poids lourd slovaque est arrivé à Douvres. Il transportait 22 tonnes de papier qu'il devait livrer au pays du Galles. Mais son système de navigation l'a invité à quitter la route principale pour s'embarquer dans des routes de plus en plus étroites, et il a fini par se retrouver coincé entre deux maisons, dans une petite allée du village de Mereworth (Kent). Le chauffeur est descendu de sa cabine et a éclaté en sanglots.
"Il a bien essayé de manœuvrer pour se sortir de là", a raconté Mark Siggers, un habitant, à un journal local. "Mais il commençait à racler les murs des façades." Il a fallu plusieurs jours aux autorités pour dégager son camion, qui est maintenant déchiqueté.

Sarah Lyall
International Herald Tribune
Courrier International


*Photo : A Wedmore
AFP

Tuesday, December 11, 2007

*Web 3 : Loïc Le Meur : "La tendance ? Les logiciels sociaux !"*


***Le blogueur récemment émigré aux Etats-Unis détaille pour LCI.fr les nouveautés du Web 3, l'événement qu'il organise Paris sur l'avenir du Web.

http://tf1.lci.fr/infos/high-tech/0,,3645733,00-loic-meur-tendance-logiciels-sociaux-.html

LCI

*SITE WEB3 : Lien ci-dessus! (EN)

*Sócrates : planning du Premier ministre portugais et président en exercice du Conseil européen jusqu'au bout de la PPUE*


***Le Premier ministre portugais et président en exercice du Conseil européen participe mercredi 12 décembre à la proclamation de la Charte des droits fondamentaux. La cérémonie qui se tient au Parlement européen à Strasbourg se déroulera entre 11h30 et midi trente.

*Pendant la matinée du 13 décembre, le cloître du monastère des hiéronymites (Mosteiro dos Jerónimos) abritera la cérémonie de signature du Traité de Lisbonne. Le Premier ministre Sócrates y sera alors maître de céans.

*A Bruxelles, vendredi 14, vers 10h, il présidera au Conseil européen.

*Le 18 décembre, de retour à Bruxelles, il présentera au Parlement européen les résultats du Sommet et dressera le bilan de la présidence portugaise de l'UE au cours du semestre écoulé.
Le débat est fixé à 15h.

*Les 21 et 22 décembre signaleront l'abolition des contrôles aux frontières intérieures et l'ouverture de l'espace Schengen aux nouveaux Etats membres de l'UE, ce grâce à l'initiative portugaise SISone4all. A cette occasion, le Premier ministre du Portugal se rendra symboliquement sur les lieux de quatre postes-frontière appelés à disparaître entre : l'Allemagne, la Pologne et la République Tchèque; la frontière maritime à Tallin, en Estonie; l'Autriche, la Hongrie et Slovaquie; et l'Italie et la Slovénie. Avec les chefs de gouvernement respectifs il commémorera l'élargissement de l'espace de liberté, de sécurité et de justice de l'Union européenne.

UE
2007-12-11

Monday, December 10, 2007

*Le sommet UE-Afrique s'acquitte de ses objectifs‏*


***Le sommet UE-Afrique s'acquitte de ses objectifs «Tous les objectifs assignés à ce sommet ont été accomplis», affirmait Luís Amado, le ministre d'Etat et des Affaires étrangères du pays hôte et président du Conseil des ministres de l'UE, à l'issue de cette première journée du II Sommet UE-Afrique.

Ses secrétaires d'Etat aux Affaires étrangères et à la Coopération, João Gomes Cravinho, et aux Affaires européennes, Manuel Lobo Antunes, étaient aussi présents lors de cette rencontre avec les journalistes. D'après Luís Amado, les séances de travail se sont déroulées dans une atmosphère cordiale et affectueuse, un cadre assez différent de celui du I Sommet au Caire. «Nous avons pu rompre la glace qui persistait depuis quelques années et faire cesser le langage colonisés et colonisateurs».

Selon le MAE portugais, à partir de maintenant «une nouvelle dynamique structurera les relations entre l'Europe et l'Afrique», ce sommet permet «de tourner une grande page des relations stratégiques entre les deux continents». Luís Amado a encore indiqué que dorénavant l'Europe et l'Afrique peuvent se fixer sur le futur et relever leurs défis communs ensemble. «Les délibérations se déroulent de façon très constructive et tous les objectifs que la présidence portugaise de l'UE avait assigné à ce sommet ont abouti», a-t-il ajouté.

En ce qui concerne la situation au Darfour, une troïka UE-Soudan s'est tenue en marge du sommet, et a permis d'exercer une pression politico-diplomatique. Pour ce qui est de la situation qui sévit au Tchad, le MAE portugais a indiqué que dès lundi prochain le CAGRE (Conseil affaires générales et relations extérieures) à Bruxelles se saisira de cette question, notamment quant à l'envoi d'une force européenne. Du reste, ceci correspond aux résultats des contacts bilatéraux intervenus visant à préparer le développement de cette mission.

UE
09/12/07

Sunday, December 9, 2007

*José Sócrates lance les travaux du Sommet UE-Afrique*


***Le Portugal "parfait le pont" entre l'Europe et le continent africain, préconisait ce matin le Premier ministre portugais et président en exercice du Conseil de l'Union européenne, José Sócrates, lors de la session d'ouverture du Sommet UE-Afrique.

José Sócrates a tenu à souligner que le dialogue entre les deux continents s'établit "entre égaux" et qu'il n'y a "plus de temps à perdre. Le moment est de mise pour la construction de nouvelles solutions d'avenir pour les deux continents".

En mettant en exergue la présence de la plupart des dirigeants européens et africains, le Premier ministre portugais a considéré que c'était bien la preuve quant à la raison d'être de ce sommet et quant à la justesse de le tenir en ce moment précis.

S'adressant aux dirigeants présents à ce sommet, José Sócrates a tenu à préciser qu'aucun d'entre eux n´était à Lisbonne simplement "pour répondre à une invitation du Portugal, de l'Union européenne ou de l'Union africaine, mais parce que l'Histoire nous y a convié" dans le but "d'écrire, ensemble, une page nouvelle de nos relations entre l'Europe et l'Afrique.".

UE
2007-12-08

Saturday, December 8, 2007

*Sócrates souligne le rôle du Portugal par rapport au Sommet UE-Afrique‏*


«Ce sommet-ci entre l'Union européenne et l'Afrique est une idée que la présidence portugaise a non seulement nourri mais encore chéri avec ténacité», affirmait José Sócrates, Premier ministre portugais et président en exercice de l'Union européenne.

La réalisation du sommet entre l'Union européenne et l'Afrique «est une priorité pour la présidence portugaise de l'UE», disait José Sócrates à l'issue du sommet de la jeunesse entre l'Europe et l'Afrique, qui s'est tenu hier à Lisbonne. En rappelant que «nous avons toujours été conscients des risques, des problèmes et des difficultés» inhérents à un sommet de cette envergure. «Aujourd'hui et demain nous ne nous borneront pas à tenir un sommet politique entre l'Union européenne et l'Afrique. Nous allons assister à bien d'autres sommets importants entre nos deux continents au niveau des jeunesses, des communautés d'affaires, des administrations locales, des syndicats et des ONG. Cette somme de rencontres est la meilleure preuve quant à notre volonté de coopérer», ce qui transparaît clairement de ces innombrables sommets entre entités africaines et européennes. Au cours de son intervention, le Premier ministre portugais a encore souligné que l'initiative du sommet UE-Afrique «s'est transformée en un ample mouvement, qui converge sur Lisbonne». «En définitive, il s'est avéré, si besoin était, combien ce sommet est nécessaire et urgent». Il est important que l'Europe et l'Afrique «aient à présent rétabli cette enceinte de dialogue politique au bout de sept ans». Sur ce point, le Premier ministre a précisé que ce sommet de Lisbonne «fera ce qui n'a jamais été fait auparavant», c'est-à-dire qu'il adoptera une stratégie conjointe entre les deux continents, assortie d'un premier plan d'actions, «démontrant qu'il en ressortira des mesures concrètes et pas seulement de la rhétorique». Parmi les grands thèmes à l'ordre du jour de ce sommet, le président en exercice de l'UE a cité la paix et la sécurité, la gouvernance et les droits de l'homme, le développement et le commerce, les changements climatiques et les migrations… sachant que les actions prioritaires du plan d'action inhérent au partenariat stratégique UE-Afrique s'étalent sur huit chapitres. «Le fait qu'elles discutent ensemble de ces questions montre que l'Union européenne et Afrique entretiennent un rapport mûr et que le sommet de Lisbonne sera un tournant dans les relations entre nos deux continents», a prôné Sócrates.

UE

Friday, December 7, 2007

*José Sócrates et José Manuel Barroso les élus locaux membres de la CGLU à Lisbonne‏*


***Une délégation de la CGLU - Cités et gouvernements locaux unis, la plus grande organisation d'élus locaux et régionaux à l'échelle mondiale, rencontre aujourd'hui le Premier ministre portugais, José Sócrates. Les maires des villes de Paris, Bertrand, Delanoe, de Johannesbourg, Amos Masondo, et de président de l'ANMP - Association nationale des municipalités portugaises, Fernando Ruas, mènent une délégation qui sera reçue, en audience séparée, par José Sócrates, d'une part, et Durão Barroso, de l'autre. Ces rencontres interviennent à la veille du Sommet UE-Afrique et dans le cadre de la présidence portugaise de l'Union européenne.

UE
07/12/07

*Photo :
Crédit: Ricardo Oliveira (CPM).

Thursday, December 6, 2007

*Para gobierno e inversionistas de España, México es prioritario*

***Para el gobierno e inversionistas españoles, México es uno de los 10 países prioritarios en todo el mundo en los que se realizan un esfuerzo adicional en el intercambio comercial y en los que se pueden invertir unos 6 mil millones de dólares en los próximos dos años, señaló el embajador del país ibérico, Carmelo Angulo Barturen.

Dijo que aun cuando las inversiones y el intercambio comercial están creciendo de manera permanente, “lo mejor todavía está por venir”.

Primero, al participar en el quinto aniversario de la empresa española de comunicaciones Ikusi, y posteriormente en una breve entrevista, el diplomático señaló que México tiene un enorme dinamismo y potencial, y expresó su plena confianza en el futuro del país, pues ha crecido en estabilidad económica y seguridad jurídica, además de que tiene un enorme dinamismo, donde más de la mitad de su población es joven y creciendo en educación y capacitación.

Para nuestro país y empresarios, insistió, México es prioritario y actualmente se realiza un esfuerzo adicional en cuanto capacitación, transferencia de conocimientos, organización de ferias, promoción de productos españoles y misiones comerciales. Los sectores que más interesan son la creación de infraestructura, energía renovable, turismo, servicios, sector metalmecánica y lo relacionado con tecnología de punta.

Actualmente están radicadas en el país poco más de 2 mil empresas españolas, 400 de ellas calificadas como grandes, convirtiéndose en el segundo inversionista después de Estados Unidos.

Los 3 mil millones de dólares que los empresarios españoles pretenden invertir cada año representan entre 12 y 15 por ciento de toda la inversión que recibiría México anualmente, y que se estima que pueda llegar a unos 19 mil millones de dólares anuales.

El embajador Angulo consideró que las relaciones entre México y España viven un momento muy importante, no sólo porque se cumplen los 30 años del restablecimiento de las relaciones diplomáticas, sino también porque se está en el máximo nivel de cooperación política, económica, judicial y cultural.

Definición de los 10 estados en los que se trabajará

Reveló que actualmente se definen los 10 estados del país donde inversionistas españoles trabajarán de manera más cercana, pues hay entidades bien gestionadas, que nos gustaría ayudar y colaborar en su desarrollo.

Por su parte, Antonio Cancelo, vicepresidente de la empresa Ikusi, compañía líder en el diseño, implantación y gestión de sistemas electrónicos, principalmente en aeropuertos, y con presencia directa e indirecta en todo el mundo, señaló que la empresa está en México no por momentos coyunturales, sino que llegó para integrarse más allá de las vicisitudes de la economía que pudieran presentarse en un futuro.

José Antonio Román
La Jornada
Ciudad de México
Miércoles 28 de noviembre de 2007

*Déclaration de la présidence au nom de l'Union européenne concernant le référendum sur la réforme constitutionnelle au Venezuela *

***L'UE se félicite de la participation du peuple vénézuelien au référendum sur la réforme de la Constitution qui s'est tenu le 2 décembre. L'UE note que le vote a eu lieu de manière transparente et sans incidents notables.

Le peuple vénézuelien ayant maintenant exprimé sa volonté en ce qui concerne la réforme proposée de la Constitution, l'UE demande à tous les acteurs de s'employer à renforcer la démocratie et à favoriser le progrès social au Venezuela.

UE
2007-12-05

Wednesday, December 5, 2007

***Declaration by the Presidency on behalf of the EU on the elections for the Russian State Duma‏***

***The European Union has taken note of the provisional results of the elections to the State Duma which were held on 2 December in Russia. The EU welcomes the fact that elections took place in an orderly and organised fashion. The EU regrets however that there were many reports and allegations of media restrictions as well as harassment of opposition parties and NGOs in the run up to the elections and on election day, and that procedures during the electoral campaign did not meet international standards and commitments voluntarily assumed by Moscow. The EU hopes that investigations will clarify the accuracy of these allegations. The EU regrets that there was no long term observation mission from ODIHR/OSCE to follow the election campaign and underlines that the presence of ODIHR would have constituted a reliable basis for a full assessment of the elections.

UE
2007-12-04

***Le site Facebook vend le profil de ses internautes aux publicitaires***

***La publicité en ligne est en train de franchir un nouveau palier dans l'exploitation de l'intimité des individus. Grâce à l'efficacité des outils de collecte et de mise en relations du Web, des formats émergent qui sont capables d'exploiter l'énorme quantité de données que les internautes livrent sur leurs blogs, leurs pages personnelles..., souvent sans précautions. Ces formats entendent aussi infiltrer les liens toujours plus nombreux que les internautes tissent avec leurs "cyber-amis".

Facebook, le réseau social actuellement le plus en vogue de l'Internet, a dévoilé, mardi 6 novembre, une offre publicitaire donnant aux annonceurs accès aux "profils" de ses 50 millions de membres et à la multitude de données privées (sexe, âge, préférences sexuelles, politiques, religieuses...) qu'ils contiennent. Les internautes auront néanmoins le droit de refuser une telle intrusion.

Le site, d'origine américaine, qui permet de créer gratuitement sa page personnelle, puis de multiplier les liens avec d'autres, encourage désormais les marques à créer leurs propres "profils" et à interagir avec ceux des internautes. Elles peuvent ainsi les inciter à recommander leurs produits à leurs connaissances.

"Nous allons aider vos marques à faire partie des conversations quotidiennes" entre les membres, a déclaré Mark Zuckerberg, le tout jeune PDG et fondateur (23 ans) de Facebook, dans une lettre aux annonceurs révélée par la presse américaine. "Il y a toujours eu du bouche-à- oreille, mais c'est une nouvelle façon de l'utiliser. Facebook devient tout à la fois un média et un outil de relations publiques", selon David Kenny, patron de Digitas, filiale numérique du groupe publicitaire Publicis. "Le réseau social parie sur le fait qu'un conseil d'ami a en général plus d'influence qu'une publicité", ajoute Kris Oser, du cabinet américain eMarketer.

MySpace (110 millions de membres), grand rival de Facebook, a aussi lancé en juillet son programme de publicités ciblées, qui range les internautes par catégories en fonction de leur profil et des messages qu'ils échangent. Google, le moteur de recherche le plus populaire du Web, utilise déjà son outil de messagerie, GMail, pour envoyer des publicités ciblées aux internautes. Et il a racheté la régie publicitaire Doubleclick - Bruxelles doit donner son feu vert -, qui lui donnera accès à une mine d'informations sur les consultations et les achats en ligne.

Les annonceurs se réjouissent : la publicité "ultra-ciblée" est leur Saint-Graal, elle promet une efficacité maximale. Mais les internautes joueront-ils le jeu ? Et quid de la protection de leurs données personnelles ?

Les premiers formats publicitaires apparus sur Internet étaient de simples "bannières" (statiques, puis animées, avec des vidéos). Hormis les adversaires résolus de toute forme de réclame, elles sont aujourd'hui globalement bien tolérées par les internautes car jugées peu "intrusives". De fait, les plus raffinées d'entre elles se contentent d'exploiter des informations "contextuelles". Elles ciblent les internautes en fonction des sites qu'ils ont visités avant d'arriver sur la page sur laquelle elles lui apparaissent.

Puis, à partir de 2002, capitalisant sur l'efficacité de son moteur de recherche, Google a popularisé le concept de "liens sponsorisés". Les annonceurs ont pu acheter des mots-clés. Si ces derniers faisaient l'objet d'une requête sur le moteur Google, leurs sites apparaissaient dans la réponse à cette requête. L'offre a été plébiscitée par les annonceurs, à tel point que Google capte aujourd'hui environ 40 % du total des dépenses publicitaires en ligne. Les marques apprécient tout particulièrement la possibilité, grâce à l'offre automatisée de Google, de mesurer instantanément le taux de retour sur investissement de leur publicité.

Les internautes ont suivi, Google ayant su ne pas sacrifier la pertinence des réponses à leurs recherches au profit des annonceurs. En effet, les "liens sponsorisés" restent clairement identifiables, et n'apparaissent pas toujours en première place dans les réponses aux requêtes.

Les offres de Facebook et de MySpace pourraient susciter davantage de crispations. Les défenseurs des données personnelles sur Internet ont vivement réagi à l'annonce de Facebook, mardi.

"C'EST ÉCŒURANT"

Marc Rotenberg, directeur de l'Electronic Privacy Information Center (EPIC), une association américaine, crie à la trahison : "Les réseaux sociaux se sont développés sur la confiance : leurs membres pouvaient restreindre l'accès à leurs profils et choisir les cyber-amis qu'ils voulaient. Aujourd'hui, ces réseaux veulent valoriser leur vie privée : c'est écoeurant." Jeff Chester, directeur du Center for digital democracy, autre groupe d'influence basé à Washington, encourage les utilisateurs de MySpace et de Facebook à protester en quittant ces réseaux pour d'autres "plus respectueux de leur vie privée". Il réclame que la Commission fédérale du commerce américaine enquête sur les offres publicitaires de ces réseaux. " Le droit des données personnelles américain est quasi-inexistant. En France, nous avons une législation plus protectrice mais Facebook, qui n'a pas encore de filiale en France, n'a pas vraiment de raisons de faire des fleurs à un petit pays comme le nôtre", juge Charles Simon, de l'Internet Society (ISOC), une autre association.

Si les publicités "ultra-ciblées" de Facebook suscitent globalement l'intérêt des professionnels de la publicité et du marketing, certains doutent de leur efficacité. "La difficulté, pour Facebook, va être de trouver des internautes qui veuillent bien se prêter au jeu, notamment à celui des recommandations commerciales", estime Jennifer Simpson, du Yankee Group, un cabinet d'études. Pas sûr que les membres du réseau acceptent d'abreuver leurs cyber-amis de messages commerciaux : ils risqueraient trop de les perdre. " Vous imaginez un internaute avertir tout son réseau de cyber-connaissances, y compris son chef, qu'il vient de se réserver sur Travelocity un super voyage de trois semaines à Cancun, alors que son entreprise est en plein boom ?", ajoute M. Oser, de eMarketer, qui ne croit pourtant pas que les membres de Facebook vont déserter. " Ma fille de 15 ans, qui comme ses copines, est complètement accro, m'explique que Facebook ne peut pas faire autrement que de vendre de la publicité, sinon il disparaîtra (car il ne pourra pas financer son développement)", raconte-t-il.

Pour beaucoup cependant, Facebook aura du mal, avec sa nouvelle offre publicitaire, à devenir un nouveau Google. Du coup, l'énorme valorisation de Facebook laisse certains songeurs. Ainsi de Barry Diller, le président du groupe de médias InterActive Corp, pour qui Facebook " est un outil intelligent mais il ne vaut pas 15 milliards de dollars". Pour Maurice Lévy, président de Publicis, " tout ce qui est réseau social est à la mode, mais on n'a pas eu la démonstration que cela génère des revenus importants".

Cécile Ducourtieux et Laurence Girard
Article paru dans l'édition du 11.11.07.
LE MONDE

Tuesday, December 4, 2007

*Les apatrides plus nombreux que jamais...*


***Chaque être humain a droit à une nationalité, stipule la Déclaration universelle des droits de l'homme. Pourtant, et malgré les efforts de quelques pays, le nombre de personnes privées de citoyenneté est en très forte augmentation, rapporte l'hebdomadaire britannique The Economist.

Il y a des gens qui luttent pour faire entendre leur voix, mais dont le monde va probablement de plus en plus entendre parler. Ensemble, ils pourraient peupler un pays de la taille du Chili ou du Kazakhstan. Mais par définition, ils ne sont ressortissants d'aucune nation : ce sont des apatrides, des hommes et des femmes privés des droits de citoyens et dans l'incapacité de faire valoir auprès d'un Etat leur droit à obtenir des papiers ou d'accéder à l'éducation. Selon plusieurs organes internationaux, le problème des apatrides ne cesse de s'aggraver, en dépit d'une légère diminution du nombre de réfugiés au sens strict du terme.

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) estime prudemment qu'en 2006 le nombre d'apatrides dans le monde est passé de 2,4 à 5,8 millions. Cette augmentation explique en partie la récente hausse du nombre de "personnes relevant du mandat" du HCR. Selon Maureen Lynch, membre de l'organisation non gouvernementale Refugees International, le nombre d'apatrides s'élèverait à au moins 11 millions de personnes, et certains responsables du HCR avancent le chiffre de 15 millions avec des critères plus larges.

Certaines personnes deviennent apatrides après avoir été chassées d'un pays et parce qu'aucun autre ne souhaite les accueillir ni leur accorder les droits consentis aux "réfugiés", c'est-à-dire toute personne demandant asile en raison de risques prouvés de persécutions. Certains ne sont jamais partis de chez eux, mais se retrouvent coincés après un changement dans le tracé des frontières. Enfin, une minorité se trouvent dans l'impossibilité de faire valoir leurs droits à la citoyenneté parce que leur naissance n'a pas été enregistrée.

Les Biharis du Bangladesh sont un cas classique d'apatrides. La plupart d'entre eux ont soutenu le Pakistan oriental lors de la guerre de 1971 qui a conduit à la création du Bangladesh. De ce fait, le nouvel Etat n'était guère enclin à les accueillir et des échanges ont été organisés pour les rapatrier au Pakistan, jusqu'à ce que le gouvernement ferme les portes. Depuis, près de 300 000 Biharis sont apatrides. En fait, il existe plusieurs degrés dans la condition d'apatride. Parmi les Palestiniens (et leurs descendants) ayant fui après la création de l'Etat d'Israël, certains se sont réfugiés en Jordanie et ont obtenu des passeports tandis que, dans d'autres Etats arabes, ils n'ont reçu que des "papiers de réfugiés". Aucun Etat arabe ne souhaitait naturaliser ces nouveaux venus mais le niveau de droits octroyés a été variable d'un Etat à l'autre.

Reste que certains cas étranges, nés des vicissitudes de l'Histoire, auraient pu être évités. Lors de la création des Etats du golfe Persique, certains choisirent comme critère de citoyenneté l'appartenance tribale plutôt que le tracé des frontières. De nombreuses populations sont devenues apatrides, notamment les bidoun ["sans", en arabe] au Koweït : ils sont près de 100 000 à ne pouvoir prouver la présence de leur famille dans le pays depuis 1920 et à être privés de citoyenneté, en vertu d'une loi très stricte de 1959. Leur situation est encore compliquée par une caractéristique commune à presque tous les Etats arabes : les femmes mariées à des étrangers ne peuvent transmettre leur nationalité à leurs enfants.

Le Népal est une heureuse exception. Alors que près de 3,4 millions de personnes, ethniquement non népalaises, étaient livrées à leur sort dans la pauvreté et l'isolement, le gouvernement népalais s'est arrangé pour en naturaliser 2,6 millions cette année. L'Egypte, le Maroc et l'Algérie ont pour leur part modifié leurs lois pour permettre aux mères de transmettre leur nationalité à leurs enfants. Le gouvernement bangladais a recommandé la naturalisation des Biharis, et même le Koweït se préoccupe du sort des bidoun. Après une enquête parlementaire faite en 2006, le gouvernement s'est engagé cette année à accorder la citoyenneté à 2 000 d'entre eux.

Toutefois, la convention de 1961 sur la réduction des cas d'apatridie ne compte que 34 Etats signataires, dont la Nouvelle-Zélande, le Rwanda et le Brésil sont les plus récents. Bon nombre de pays craignent de perdre une partie de leur souveraineté ou d'êtres contraints à des dépenses supplémentaires. Aussi encourageants soient-ils, les efforts menés pour régler ce problème sont loin d'être suffisants pour faire appliquer la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, selon laquelle tout être humain à droit à une nationalité.

The Economist
3 déc. 2007
Courrier International

Monday, December 3, 2007

*OMC-UE : nouvelles perspectives d'accès aux médicaments‏*

***Dernier jour de novembre : l'UE dépose auprès l'OMC son instrument d'acceptation du protocole qui amende l'accord ADPIC (aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce). Cet amendement permettra aux pays en voie de développement et sans capacité de production dans le secteur pharmaceutique de bénéficier de l'exportation de génériques. Le protocole qui porte modification à l'accord de l'OMC deviendra juridiquement contraignant sur le territoire des 27 Etats membres de l'UE dès son entrée en vigueur. L'amendement à présent adopté est l'aboutissement d'un long processus engagé lors de la conférence ministérielle de Doha, en 2001, au sujet de l'accord ADPIC et de la santé publique. La présidence portugaise qui a beaucoup investi sur ces tractations se réjouit d'autant plus que l'accord ainsi obtenu ouvre de nouvelles possibilités. Il aura certainement un impact fort bénéfique sur la vie de millions de personnes dans les pays visés par cette facilité. Grâce à ce mécanisme l'accès aux médicaments génériques est dorénavant assoupli.

UE

Sunday, December 2, 2007

*Déclaration conjointe du 8ème Sommet UE-Inde‏ * (EN)

***The eighth India-European Union Summit was held in Delhi on 30 November 2007. The Republic of India was represented by Prime Minister Dr Manmohan Singh, Shri Pranab Mukherjee, External Affairs Minister, Shri Kamal Nath, Minister for Commerce and Industry, Shri M K Narayanan, National Security Adviser.

The EU was represented by Mr José Sócrates, Prime Minister of Portugal, in his capacity as President of the European Council, by Mr José Manuel Barroso, President of the European Commission, Mr Peter Mandelson, European Commissioner for Trade, and Mr João Gomes Cravinho, Portuguese Minister of State for Foreign Affairs and Cooperation. The following message was jointly issued:

1. In the 60th year of India's independence and the 50th anniversary of the Treaty of Rome, India and the EU, as the two largest democracies of the world and global actors in a multipolar world, underscored their commitment to the Strategic Partnership launched at The Hague in November 2004. They reaffirmed that the Strategic Partnership flows from a shared conviction in the values of democracy, fundamental freedoms (including religious), pluralism, rule of law, respect for human rights and multilateralism in the international political architecture as the means to tackle global challenges effectively. They expressed their determination to further strengthen the Strategic Partnership and to cooperate at the global level for the cause of peace, security and sustainable development for all.

2. India and EU welcomed the signing of a Memorandum of Understanding on the Country Strategy Paper for India for 2007-2010, which with a total budget of Euro 260 million, will support India's efforts to achieve the Millennium Development Goals and to implement the India-EU Joint Action Plan.

3. The two sides reviewed the Joint Action Plan, adopted at the sixth India-EU Summit at New Delhi in September 2005, welcomed the progress in its implementation, and looked forward to further advances. The two sides are to make an overall assessment of the Joint Action Plan in 2008 and, on this occasion, will assess ways and means of further upgrading the overall framework of EUIndia relations.

4. They emphasised building on the existing bilateral cooperation programme in innovation and reduction of greenhouse gas emission, research on clean development and climate change and also on promotion of energy security and sustainable energy supply. The leaders noted with satisfaction the intensification of the dialogue at various levels between the two strategic partners as well as between India and individual EU Member States. The leaders welcomed the formation of a Delegation for Relations with India in the European Parliament. They agreed that the creation of an Indian parliamentary caucus for relations with the EU would encourage interaction between Parliamentarians from the two sides. The leaders also underlined the need to keep increasing people-to people contacts between India and EU Member States for businesspeople, professionals and members of official delegations, as well as researchers, scientists, students, academics and civil society representatives.

5. India and the EU reaffirmed their commitment to the rules-based multilateral trading system and to a deeper level of bilateral trade relations. The successful and timely outcome of the Doha Development Agenda (DDA) multilateral trade negotiations remains the foremost trade policy priority of the two sides. Both sides are determined to work closely together to ensure the successful conclusion of the DDA negotiations through a comprehensive, balanced and ambitious outcome in all areas of negotiation. Both sides agreed that development mandate of the Doha Ministerial Declaration must be honoured and reflected in the modalities being negotiated as also in the final outcome. A successful conclusion of the negotiations must yield an outcome that enhances market opening and contributes to development.

6. The leaders noted that bilateral trade and investment between India and the EU has been growing steadily and reflects the strengthening of bilateral economic ties. The sides also took note of the further work of the High Level Trade Group since the last Summit when it was decided to work towards concluding a Broad-Based Trade and Investment Agreement. India and the EU welcomed the progress achieved in the first few rounds of negotiations on the India-EU Trade and Investment Agreement and reaffirmed commitment to further intensify negotiations.

7. Both sides welcomed the India-EU Business Summit coinciding with the political dialogue. Leaders welcomed the second meeting of the EU-India CEO Round Table, which provided for useful and constructive interactions among key Business leaders from both sides. The Indian Side welcomed the proposal for creation of a European Business and Technology Centre in India, with the objective to promote private and public partnerships in specific sectors such as energy, environment, clean development and climate change.

8. The leaders reiterated their commitment to promote international peace and security. In this context the leaders highly valued the India-EU Security Dialogue, which had its second meeting in Berlin in May 2007, for exchanging views on security issues, including disarmament and non-proliferation, as well as bilateral issues of mutual concern.

9. Emphasising the paramount need for effective multilateralism and their commitment to a rules-based international order, the leaders reaffirmed their commitment to intensify cooperation at the United Nations and in multilateral fora to address issues of global concern, including in the areas of human rights, development and the environment. The Summit underlined the importance of a strong, effective and efficient United Nations Organisation and the leaders also recognised the need for a comprehensive UN reform. The Summit agreed to work jointly towards strengthening the role of the UN Human Rights Council and the Peacebuilding Commission, and stressed the need to maintain momentum in the efforts to adapt the United Nations to the needs of today's world. In this same context the leaders stressed the need for more efficient environmental activities in the UN system. They also agreed to continue to explore the possibility of a more coherent institutional framework, building on existing institutions.

10. Both sides remain committed to reinforcing cooperation within the UN Human Rights Council and enhancing their dialogue on human rights, both in a bilateral and multilateral context. Both the EU and India are committed to respecting, protecting and promoting human rights and fundamental freedoms, as well as promoting good governance. The Summit leaders also stressed the importance of eliminating impunity for the perpetrators of genocide, war crimes and crimes against humanity.

UE

Saturday, December 1, 2007

***Des propositions pour augmenter le pouvoir d’achat...France***


**Le 29 novembre dernier au cours d’une interview télévisée, le président de la République a tenu un discours de vérité aux Français sur le sujet du pouvoir d’achat et a présenté des propositions concrètes pour réhabiliter le travail et s’attaquer au coût de la vie.
Les principales mesures

1) « Travailler plus pour gagner plus»
Parce que « la seule façon de répondre à la question du pouvoir d’achat, c’est de créer les conditions de la croissance», Nicolas Sarkozy a proposé « une véritable révolution en matière de temps de travail ».
Il a annoncé l’organisation à la mi-décembre d’une conférence réunissant les partenaires sociaux pour établir ensemble l’agenda social de 2008. Parmi les thèmes qui seront abordés : la sécurisation des parcours professionnels, la formation professionnelle, etc.
Dans son discours, Nicolas Sarkozy a d’ores et déjà annoncé un certain nombre de mesures :
- Permettre aux salariés de se faire payer leur RTT : sans revenir sur les 35 heures, qui constituent un « acquis social », Nicolas Sarkozy a proposé d’assouplir leur application. Il a ainsi annoncé la possibilité de monétiser les RTT. Les salariés pourront donc se mettre d’accord avec leur chef d’entreprise pour transformer les RTT en argent.
- Rendre possible le travail le dimanche : la possibilité de travailler ce jour-là sera élargie (actuellement, les magasins doivent bénéficier d’une dérogation préfectorale). Les salariés devront être « volontaires » et « payés le double ».
- Assouplir les 35 heures : Nicolas Sarkozy a annoncé que, dans beaucoup d’entreprises, en cas d’accord majoritaire entre le chef d’entreprise et les syndicats de salariés, « les salariés du public comme du privé pourront s’exonérer des 35 heures, en échange d’augmentation de salaires ».
- Sanctionner l’absence de négociations salariales : les allègements de charges dans les branches où il n’y aura pas de négociation salariale seront remis en cause.
- Exonérer les heures supplémentaires dans la fonction publique : celles-ci seront désormais payées comme dans le privé, soit 25% de plus.

Par ailleurs, les fonds de participation seront débloqués dans les entreprises : Nicolas Sarkozy veut permettre aux salariés de débloquer plus tôt leur épargne (sans attendre le délai minimum de cinq ans) et d’en modifier le plafond. Pour les entreprises de moins de 50 salariés qui donnent une prime à leurs salariés, Nicolas Sarkozy veut que celle-ci soit défiscalisée des cotisations sociales.

2) Agir sur le coût de la vie
Devant l’augmentation du coût de la vie, le président de la République a annoncé un certain nombre de mesures concrètes permettant aux Français de dépenser mieux et de façon plus juste :
- Des logements moins chers: l’indexation des logements devra se faire désormais sur l’indice des prix en général et non plus sur celui de la construction. Le président de la République souhaite que les cautions soient réduites à un mois et que les dépôts de garantie soient supprimés et remplacés par un système de mutualisation publique.
- Obtenir une baisse des prix dans la consommation : alors que la loi pour le développement de la concurrence au service du consommateur est actuellement en discussion au Parlement, Nicolas Sarkozy a annoncé sa volonté « d’aller plus loin en entamant les discussions avec la grande distribution pour obtenir la baisse des prix dans les grandes surfaces.
- Créer un indice de pouvoir d’achat qui « corresponde enfin à la vie quotidienne des Français » car « les gens qui font leurs courses voient parfaitement que la vie a augmenté beaucoup plus vite que n’augmentent leurs revenus », a affirmé Nicolas Sarkozy.

Source : Le communiqué de l'UMP
30 novembre 2007

Thursday, November 29, 2007

*Un référendum sur l'UE au Danemark ?*

***En 1993, le Danemark a accepté le traité de Maastricht un après le rejet de ce texte par référendum. Le pays avait alors obtenu quatre dérogations (monnaie unique, défense commune, coopération judiciaire et citoyenneté européenne). Le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen souhaite désormais organiser un référendum sur ces dérogations, un vote dont dépendra l'adhésion du Danemark à la zone euro. Le journal suggère de séparer les questions. "Il semble que la meilleure solution soit de se prononcer au même moment sur ces dérogations, mais dans le cadre de référendums séparés. Cela va nous permettre de sortir de la logique du oui et du non qui a marqué les scrutins précédents. (...) Peut-être allons-nous enfin comprendre que l'UE est un moyen de poursuivre et d'atteindre des objectifs politiques concrets. Qu'est-ce que nous voulons, et qu'est ce que nous ne voulons pas ? Nous aurons déjà fait un grand pas si nous parvenons à l'apprendre à l'occasion du prochain scrutin."

Politiken (Danemark)
Courrier International

*Norman Manea loue les bienfaits de la diversité de l'UE*

***L'écrivain roumain Norman Manea pense que l'Europe doit rester exemplaire face à la polémique suscitée après les mesures d'expulsion de ressortissants roumains adoptées en l'Italie. "Amplifier le caractère déjà tragique d'un crime individuel par une sanction collective visant l'ensemble d'une communauté constituerait un acte hautement irresponsable et lourd de conséquences néfastes, pour les victimes aussi bien que pour la communauté d'où le coupable est issu. (...)

Depuis quelque temps, des voix facilement exaspérées tendent à s'élever contre l'Europe et les problèmes nouveaux que sa réunification engendre inévitablement. La libre circulation ouvre aussi sur une coexistence mutuellement bénéfique (...). L'Europe mérite de devenir une communauté réelle, à la hauteur de la civilisation qu'elle incarne. Diverse, démocratique, spirituelle, libre et prospère. Un continent exemplaire."

Le Monde

Wednesday, November 28, 2007

*La Chine et l'UE dialoguent à Pékin...*


***Des dissensions font jour au sein de l'UE sur la position à adopter face à la Chine. Les sujets de tension se multiplient également entre Pékin et le bloc européen, notamment sur la question du faible cours de la devise yuan ou celle des droits de l'Homme. Ce contexte pèsera sur le sommet Chine-UE qui se tient à Pékin ce mercredi 28 novembre.

France - International Herald Tribune
"La 'lune de miel' entre l'Europe et la Chine est terminée", estime David Shambaugh, directeur du centre d'études chinoises à l'Université George Washington. "L'arrivée de nouveaux dirigeants au Royaume-Uni, en France et en Allemagne a également contribué à ce changement d'humeur. Les flagorneurs Tony Blair, Jacques Chirac et Gerhard Schröder ont cédé la place à Gordon Brown, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, plus sceptiques à l'égard de la Chine. (…) Ces changements laissent les observateurs chinois perplexes. Habitués à voir l'Union européenne dans le rôle du soupirant faisant sa cour, ils ont du mal à expliquer le revirement européen. (…) Le sommet du 28 novembre entre la Chine et l'Union européenne risque donc de se dérouler dans une atmosphère tendue. Les deux parties tenteront certainement de faire bonne figure, mais il faut s'attendre à ce que l'acrimonie persiste, chacune des parties essayant tant bien que mal de faire face à des relations de plus en plus compliquées."
(27.11.2007)

Suisse - Neue Zürcher Zeitung
"Comme de nombreux industriels, les représentants de l'UE espèrent que l'Empire du Milieu se montrera bientôt plus tolérant envers les revendications étrangères, et que les dirigeants chinois réaliseront qu'ils peuvent ainsi mieux servir leurs propres intérêts", écrit Peter A. Fischer à l'occasion du sommet UE-Chine. "Le président chinois Hu Jintao a annoncé à plusieurs reprises qu'il souhaitait agir en faveur d'une croissance économique plus durable et plus écologique. A cette fin, non seulement la Chine a besoin de faire davantage appel à la technologie occidentale, mais elle doit s'intégrer le plus en douceur possible sur le marché mondial, améliorer la sécurité juridique et limiter au maximum les subventions accordées au secteur énergétique national. Toutefois, l'UE devra d'abord démontrer comment elle entend manier la carotte et le bâton avec une Chine de plus en plus sûre et fière d'elle-même."
(28.11.2007)

Espagne - El País
"Nicolas Sarkozy continue d'ajouter des lignes à son curriculum vitae de brillant négociateur", explique le quotidien après la visite réalisée cette semaine par le président français en Chine. A cette occasion, plusieurs contrats record ont été signés par les industries nucléaires et aéronautiques françaises. "Il n'y a pas de mystère derrière de si fabuleux contrats. Sarkozy s'est fortement impliqué dans les négociations, les objectifs économiques étaient clairs et la diplomatie française a réagi, comme toujours, avec un discret pragmatisme par rapport aux exigences fixées par les autorités chinoises. Les autres gouvernements européens ne peuvent pas en dire autant."
(27.11.2007)

Allemagne - die tageszeitung
Selon Georg Blume, correspondant du quotidien en Chine, l'Occident commet "une grave erreur" en exigeant une réévaluation du yuan auprès du gouvernement chinois. "C'est pourtant l'erreur commise ces derniers jours par le président Nicolas Sarkozy et le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, en visite à Pékin. Ils suivent le raisonnement erroné de nombreux membres du gouvernement américain : les exportations chinoises nuisent à notre économie. Ainsi, pour des considérations populistes, ils risquent d'enrayer le moteur de la croissance économique mondiale. Depuis dix ans, les exportations à bas prix de la Chine ont contribué pour l'essentiel à la déflation et à la stabilisation économique en Occident. (...) Seul l'énorme marché intérieur chinois peut équilibrer durablement les flux commerciaux. Pour que cela soit possible, l'Occident et la Chine doivent lutter ensemble contre le risque d'inflation qui sous-tend la crise du dollar, au lieu de se quereller à propos des cours du change et des déficits commerciaux."
(28.11.2007)

Italie - La Repubblica
"L'Europe va à Pékin tiraillée entre business et droits de l'homme" note l'éditorialiste Federico Rampini. "Une armada de chefs d'entreprises européens envahit Pékin en désordre mais animée d'intentions belliqueuses. Objectif numéro un : endiguer les déficits commerciaux avec la Chine qui croissent au rythme de 17 millions d'euros par heure et exacerbe l'impatience des entreprises européennes. (…). Ce déséquilibre est accentué par la sous-évaluation de la monnaie chinoise. C'est pour débattre du sujet qu'à quelques heures d'intervalle ont débarqué à Pékin, Nicolas Sarkozy, une troïka européenne inédite, (Jean-Claude Trichet, Jean-Claude Juncker et Joaquin Almunia) et le commissaire européen au Commerce extérieur, Peter Mendelson. Seule la visite de Nicolas Sarkozy avait un contenu politique. Mais en rencontrant le chef de l'Etat chinois, le président français a fait une déclaration sur les Droits de l'homme que l'on ne peut pas qualifier d'explosive."
(28.11.2007)

Eurotopics